Démarche : J’explore la mémoire, l’exil et les récits souvent tus qui traversent la sphère intime et familiale. Je m’intéresse à ce qui persiste lorsque le récit s’efface : les traces inscrites dans les corps, les objets et les images.
Le geste constitue ma méthodologie, et la transformation un protocole de travail. À partir d’archives, d’objets personnels et de matériaux récupérés, je déplace, altère, détruis ou reconstruis la matière et les récits dont elle est porteuse. Les objets occupent une place centrale dans ce processus. Envisagés comme les dépositaires d’expériences vécues, ils deviennent à la fois témoins, matériaux et points de départ de nouvelles formes.
L’expérience intime et autobiographique constitue le point d’ancrage de mon travail. À partir d’elle, j’interroge des réalités plus collectives : l’exil, les violences intrafamiliales, les rapports de domination et les mécanismes de silence qui s’inscrivent durablement dans les corps.
Bio : Née en 1990 en Lituanie, Eglė Šimkus quitte son pays avec sa famille en 1999 et s’installe en France. Le déracinement et une longue période de grande précarité façonnent son rapport à la mémoire, aux territoires et aux marges.
ENG : My practice spans writing, photography, video, sculpture, and installation.
I explore memory, exile, and the often-unspoken narratives that permeate intimate and family life. I am interested in what persists when narrative fades: the traces inscribed in bodies, objects, and images.
Gesture forms the methodology of my practice, while transformation operates as a working protocol. Drawing on archives, personal objects, and reclaimed materials, I displace, alter, destroy, or reconstruct both matter and the narratives it carries.
Objects occupy a central place in this process. Conceived as repositories of lived experience, they become witnesses, materials, and starting points for new forms.
Intimate and autobiographical experience forms the point of departure for my work. From this position, I engage with broader collective realities: exile, domestic violence, relations of domination, and mechanisms of silence that leave lasting imprints on the body.
Biography : Born in Lithuania in 1990, Eglė Šimkus left the country with her family in 1999 and settled in France. Displacement and a prolonged period of severe precarity shaped her relationship to memory, territory, and the margins.
Expositions collectives
2026 Performancia, Candidate Prix Cosmopolis, projet soutenu par l’Institut culturel lituanien. Festival Ovni, Nice FR - du 28 au 29 novembre.
Entre les deux, des chemins, Commissariat: Manuel Pomar et Clément Postec.
Salle d’Exposition du Gouvernement, Andorre - du 21 juillet au 3 cotobre
Lieu Commun, Toulouse, FR (Nouveau Printemps) - du 28 mai au 27 juin
2025 Man de Lutz, Commissariat: Clémentine Bricard et Emmanuelle de Fonds.
Château du Domaine de Palays, FR
2024 Encontro, Commissariat : Carla Radoll
HUM Gallery, Lisbonne, PT
No-Title, Commissariat : Jeremiah Baker
Normal Objects, Los Angeles, USA
2023 Crossing, Commissariat : Dimitri Lorin et Jean-Claude Géraud.
Lorin Gallery, Los Angeles, USA
2022 City of Talents, Commissariat : Jean-Claude Géraud.
Musée les Abattoirs, Toulouse, FR
2021 La Croisée, Commissariat : Lan Sidobre, Anastasia Fernandez et Maison Contemporain
Château de Turenne, FR
Rencontre entre l’art et le design, Commissariat : Lan Sidobre, Anastasia Fernandez et Maison Contemporain
Galerie Bertrand Guimont, Paris, FR
2020 Art Canister, Commissariat : Lan Sidobre, Anastasia Fernandez
Cinko, Paris, FR
Expositions solos
2020 Diform
Cartoucherie, Toulouse, FR
Kit
Exhibition Space, Toulouse, FR
Prix
2026 Lauréate appel à projets section art contemporain/
Wise Women, Paris, FR
2019 Lauréate Art Canister
Cinko, Paris, FR
Résidences
2020 Art Canister
Manille (Philippines)
Collections privées
Fresque murale, Albi, FR
France : Paris, Toulouse, Marseille.
Allemagne : Stuttgart.
Portugal : Lisbonne.
Angleterre : Londres.
USA : New-York, Los angeles, Palm Beach, Salt Lake City.
Australie : Melbourne.
Singapour : Sentosa Island.